lundi 15 décembre 2014

Moi, fille la moins sportive du monde, j'ai testé la boxfit (et j'ai presque survécu).


Je n'ai jamais aimé le sport. Jamais. Pour moi, le sport, ça a toujours été une torture corporelle et vestimentaire.

Oh, ma mère a bien essayé de me faire aimer ça en m'inscrivant à l'athlétisme en 3ème. Mais pas de bol, ça tombait le samedi après-midi et le samedi après-midi sur TF1, y'avait Les Frères Scott. Entre baver devant le beau Chad Michael Murray et en baver de douleur sur un terrain,le choix était vite fait. Puis mon père a également tenté sa chance en m'emmenant courir l'été dernier, bien décidé à faire de moi la nouvelle championne du monde d'endurance. Résultat des courses (lol le petit jeu de mot, vous l'avez ?), j'ai tenu 8 minutes, pour finir rouge comme une tomate avant de réussir à cracher un "PLUS JAMAIS JE FAIS DU SPORT" déterminé.


Problème : le sport est devenu à la mode. Les nanas portent des runnings en soirée, le hashtag #NoPainNoGain est arrivé en TT, les normcores ont relancé la tendance du Artengo... et moi, pauvre flemmarde sans muscles, j'ai ragé de plus belle. Contre les blogueuses mode et leurs salades healthy, contre les blaireaux qui font du roller le dimanche, contre les boloss qui ne manquent pas de nous indiquer qu'ils ont just run 5 km grâce à Nike Running + et oh wait on s'en branle, bon sang. 



Sauf que voilà. Malgré toute l'exaspération que je ressens vis-à-vis des gens qui aiment le sport, j'ai dû admettre l'effroyable vérité : je suis surtout morte de jalousie. Parce que ouais, moi aussi j'aimerais éliminer mes toxines et avoir une peau parfaite, moi aussi j'aimerais avoir un cul aussi dur que celui d'Adriana Lima et être heureuse de savoir que j'ai battu mon record de corde à sauter. Aujourd'hui, le sport est partout et moi, j'en suis nulle part.

A Paris, une copine m'a parlé de Boot Camp Girls. Une sorte d'entrainement à l'américaine pour des filles. Première pensée : moi vivante, jamais. Seulement voilà : à 23 ans, il est temps d'agir, ou mes fesses risquent de se transformer en pâte à modeler Playdo, aucun garçon ne voudra jamais de moi et je ne me marierai jamais. Et puis comme dit Justin Bieber, never say never.



C'est pour cette raison qu'hier matin, UN DIMANCHE, je suis debout à 9h pour me rendre à un cours de boxfit. Je ne sais pas ce que c'est, je n'ai aucune tenue de sport, la seule chose à laquelle je pense c'est "comment on se maquille pour faire du sport ?", je ne trouve aucun tuto concluant sur youtube, je panique, je finis par appliquer de la bb crème et du lipstick nude, j'enfile un legging imprimé de palmiers et pars vers l'inconnu.



Je me retrouve au NR Fight Club au milieu de 19 autres filles. Ambiance sympa, je sens direct qu'elles ne me jugeront pas, moi la gourdasse (indice : j'entends une d'entre elles gémir "hiii j'aurai pas dû sortir hier, je vais tenir trois minutes") et hop, la séance commence.



Je vais pas vous mentir. J'ai. Douillé. Ma. Race. Gants aux poings et en duo avec CandyRosie que je rencontre pour la première fois, je cogne, je saute, je lance mes jambes en l'air, je tiens en équilibre, je tombe, je transpire, je râle, je souffle, j'essaie de me convaincre que je suis Rocky ou Hilary Swank dans Million Dollar Baby mais je crois surtout que je ressemble à une grosse patate (à vous de juger). 



Heureusement, nos coachs sont cool, on descend des briques de Vita Coco à chaque pause (c'est frais c'est bon c'est mignon et je sais déjà que je vais tenter d'en mixer avec de la vodka le week-end prochain, parce que vous-même vous savez que je suis le genre de fille qui mixe tout et n'importe quoi) et la playlist sur laquelle on s'entraine est plus que motivante. Bon et puis surtout, on rigole bien.



Bref. J'ai tenu 1h40, et j'ai survécu. Du moins, c'est ce que je croyais. A l'heure où je vous écris, j'ai les abdos en feu, les jambes qui tremblent tellement que j'ai failli rater mon arrêt de métro parce que je n'arrivais pas à bouger de mon siège, le dos en compote et les bras si lourds que porter un stylo est un effort surhumain. Il parait que c'est normal. Perso, je trouve pas ça très normal de souffrir autant et j'ai même textoté mon père pour savoir si on pouvait mourir à cause des courbatures (il m'a répondu "oui", j'ai pas répondu "ok" avec un point mais le coeur y était).


16 jours avant 2015, j'ai enfin réalisé une de mes bonnes résolutions de 2014. On est bons.

lundi 3 novembre 2014

Chamber Of Reflection



Ouais je sais, je suis vraiment une merde quand il s'agit de poster régulièrement sur ce blog. PARDON. Mais pour me rattraper, je vous propose un petit concours en partenariat avec la marque de lunettes Les Mirettes. Un e-shop bien cool sur lequel j'ai trouvé une paire ronde et ornée de perles que j'adore (même si je n'ai pas vraiment l'occasion de la porter à Paris vu le temps tout pourri... mais je refuse de m'étendre sur le sujet, j'en souffre assez au quotidien).

Si vous souhaitez gagner une paire de lunettes Les Mirettes, c'est pas très compliqué ! Il vous suffit liker leur page et de laisser un commentaire sur cet article en précisant quelle paire vous aimeriez avoir ainsi que vos nom/prénom/adresse mail afin que je puisse vous contacter ! Vous avez jusqu'au lundi 10 novembre pour tenter votre chance.

Sur ce, je vous laisse avec une série de photos réalisée par ma copine Margaux du blog Oh Et Puis

A la prochaine ! 






 



 
  

lundi 6 octobre 2014

Hashtag premier amour.


«De toute façon on n'oublie jamais son premier amour». C'est sorti de la bouche d'une nana à côté de moi et c'est la première chose que j'ai entendu ce matin dans le métro. J'ai levé les yeux au ciel en me disant que putain, un lundi matin qui commence par une réflexion sur les relations, ça annonce forcément une semaine de merde. Mais dans la mesure où ma vie entière est rythmée par mes sentiments en pagaille, j'en ai conclu que ça ne serait, au final, qu'une semaine comme les autres. Puis j'ai décidé d'ouvrir mon dossier «Premier amour», celui qui est rangé au dernier rayon du magasin de mon coeur avec l'étiquette FRAGILE collée en travers.

Raoul (pour des raisons évidentes, le prénom du jeune homme a été changé, lol j'allais quand même pas sortir avec un mec qui s'appelle Raoul) faisait un mètre quatre-vingt-quatorze et sortait toujours avec une capuche sur la tête même quand il faisait beau. J'ai été folle amoureuse de lui pendant bien trop longtemps et j'essaie encore de comprendre comment et pourquoi. J'veux dire merde, ce mec passait SA VIE AVEC UNE CAPUCHE SUR LA TÊTE et adorait manger KFC alors que je déteste KFC (maintenant que j'y pense, je crois que je déteste KFC à cause de lui). Mais je suppose qu'à dix-huit ans, on ne fait pas attention aux détails.

C'était fin 2009 et les hoodies American Apparel étaient LE truc à avoir dans son placard. Les fluokids étaient morts, les hipsters pointaient le bout de leur nez dans le sud et moi, j'étais perdue quelque part entre mon goût pour le vintage et mon désir de me fondre dans la masse. Résultat, mon père m'avait offert un sweat à capuche bleu roi que je portais sur des robes à fleurs. Stylistiquement on a fait mieux, mais fin 2009 c'était suffisamment cool pour que ça plaise à un mec comme Raoul sans pour autant corrompre ma principale conviction mode qui est : tout se mélange avec tout – oui, même le lycra imprimé léopard et la dentelle de grand-mère.

Je n'aurais jamais dû le rencontrer. Statistiquement parlant, il y a peu de chances pour qu'un gars qui prend des cours de pâtisserie à Monaco tombe sur une petite Cannoise qui tente de survivre à la fac de lettres d'Aix-en-Provence. Instagram et Twitter étaient pour moi des mots inconnus, tout comme Tinder. Et pourtant, il aura suffit d'un clic, d'un malheureux clic pour que je rencontre ce mec et que j'en tombe follement amoureuse. Le délire d'un gars qui ajoute une fille par erreur sur Facebook, les deux finissent par sympathiser et décident de se rencontrer, mais le gars ramène un pote et la fille une copine, parce qu'à dix-huit ans et en 2009, un date internet ça fait un peu peur. Le pote du gars c'était Raoul, et moi j'étais la bonne copine prête à tenir la chandelle.

Raoul et moi sommes sortis ensemble quelques semaines après s'être rencontrés. Du 26 janvier au 28 mars. Deux mois et deux jours. On dira que c'était court mais intense.

Il était grand, il était brun, il était drôle et bwarf, j'avais pas besoin de plus. On mangeait de la crème de Speculoos en écoutant Lou Reed, on buvait de la vodka pure, on s'envoyait des sms toute la nuit, il jouait avec mes cheveux et je pleurais à chaque fois que l'on se disait au revoir. Il m'appelait «petite», il me disait «je t'aime» et «si t'es à moi c'est pour toute la vie». C'était mon premier petit copain, j'avais dix-huit ans et j'ai foncé dedans tête la première parce que hé, que pouvait-il m'arriver ? Il était amoureux de moi, après tout.

Et puis un soir, Raoul m'a larguée sur MSN. C'est plutôt drôle, quand on y pense. Mais ce jour-là, j'étais sacrément triste. J'ai même entendu mon cœur se briser, se décrocher de mon corps et se fracasser par terre. En cinq secondes, j'ai perdu l'amour de ma vie, ma dignité, mes rêves, la raison, le moral et une dizaine de litres de larmes. En cinq secondes, j'ai décidé que plus jamais je ne tomberai amoureuse et que j'allais devenir une connasse.


C'est là que s'est arrêté mon dossier «Premier amour» et de toute façon, j'étais arrivée à destination (mais oui rappelez-vous, on est lundi matin et je suis dans le métro). Alors j'en ai fait une boule de papier imaginaire que j'ai jeté dans la poubelle de mon existence (c'est aussi l'endroit où tombent automatiquement – à mon grand désespoir - mes souvenirs de soirées trop alcoolisées) et j'en ai conclu que bordel, cette nana dans le métro était vraiment trop conne.