dimanche 28 septembre 2014

You're gone and I gotta stay high all the time to keep you off my mind.


Avant de déménager, je tenais absolument à faire un saut dans l'une de mes villes préférés, Aix-En-Provence. Aix, mon amour. C'est ici que j'ai habité seule pour la première fois, à 18 ans. Cinq ans plus tard, après un retour imprévu à Cannes qui aura finalement duré quatre ans, me voilà de nouveau seule, cette fois-ci à Paris.

On dit que c'est quand on revient à un endroit où rien n'a changé qu'on réalise le plus à quel point on a grandi. Pourtant quand je foule les pavés aixois, j'ai 18 ans à nouveau. Je me vois accrochée aux barrières de la vitrine d'American Apparel, des collants rouges couvrant mes jambes et une flasque de vodka à la main. Je me rappelle des copains, qui me portaient sur leurs épaules et s'amusaient à courir parce qu'ils savaient que je me mettrais à hurler de la pire des façons. Des fringues improbables qu'on portait pour aller fouiller des vans abandonnés. Je me souviens surtout que c'était le temps où rien n'était grave et où tout finirait par s'arranger. C'était que le début des embrouilles, et j'avais conscience que mes erreurs de jeunesse seraient effacées par celles que je commettrais plus tard. Bah voilà, plus tard, c'est maintenant.

J'essaie de relativiser mais plus les jours avancent, plus je galère. On a atteint les épisodes critiques de la série sur ma vie. Vous savez, ces moments gênants où le protagoniste principal part en couilles parce que les scénaristes ont décidé que c'était cool de le faire basculer côté loser mais au final, ça finit par gonfler les téléspectateurs et les scénaristes eux-mêmes, alors pour satisfaire tout le monde, on fait crever le héros de la série et on le remplace par un autre, plus jeune, plus drôle, plus beau, et tout le monde est content. Mais dans la vraie vie, personne ne va me tuer et me remplacer par un modèle bien plus performant. Je dois continuer d'assumer mon existence de nana un peu cinglée qui fait n'importe quoi parce que c'est comme ça que ça marche.

Alors me voilà, il y a un mois, sous le soleil de ce Sud qui me manque terriblement et dans ce parc Jourdan dont j'ai escaladé le portail un nombre incalculable de fois pour m'allonger dans l'herbe et compter les étoiles avec ma bande. Une robe molle informe, des Adidas, un sautoir Miren Lasnier (allez voir ses créations, ça vaut le détour!) et quelques années supplémentaires dans la gueule, qui ne changent pourtant rien : je suis toujours aussi perdue qu'avant.










dimanche 21 septembre 2014

We used to be the cool kids.

Yo.



Après la Team Rocket et Nicolas Sarkozy, c'est moi qui suis de retour. La raison de mon absence ? J'ai quitté Cannes pour Paris il y a trois semaines (pour de bon, cette fois), et je viens à peine d'avoir Internet. Preuve que je suis une fille forte qui surmonte les difficultés de la vie : supprimez le wi-fi à Enjoy Phoenix pour voir, je suis certaine qu'elle ne tiendrait pas plus de 24 heures.

Donc voilà. Ce dimanche parisien post-soirée n'est pas hyper fun. J'ai passé la journée dans mon lit, n'en sortant que pour me trainer vers la cuisine et en revenir avec un paquet de chips. Palme d'or de la ramasse pour moi, mention très bien, félicitations du jury et trois kilos en plus sur mon boule.

Mais sinon, ça va. Je vis en coloc avec mon pote et acolyte de soirée Arthur, qui parvient à me supporter quand je me maquille en chantant du Iggy Azalea et ne se fâche pas quand je réussis à rater une soupe en sachet. On a même un aspirateur de compétition qui marche sans fil (c'est pas INCROYABLE ? oui, je sais, c'est fou), affectueusement surnommé Albert. C'est comme un chat, mais en moins poilu et moins populaire sur Instagram (quoiqu'avec le bon filtre, ça peut peut-être le faire).

Quant à notre appartement, il est trop mimi. J'ai du parquet, un lustre et une cheminée, des tasses fleuries dans lesquelles manger mes Chocapic, assez de place pour mes 17 tonnes de fringues et des dealeurs en bas de chez moi qui me disent que je suis charmante dès que je pars prendre le métro, ce qui suffit amplement à mon bonheur. Et pour finir, je viens de commencer un stage pour la rubrique mode d'un magazine people et pour le moment, ça se passe vraiment bien.

Bilan de mes premiers pas dans la capitale ? Un nombre incalculable de gueules de bois, beaucoup trop de burgers, quelques bisous doux et l'intime conviction que les taxis sont tous de gros fils de pute. En gros, jusqu'ici, tout va bien. Ou presque. Ma tendance à transformer les faits banals de mon quotidien en véritables tragédies grecques me pousse à croire que cette nouvelle page de ma vie va vite se transformer en soap opéra. Pour être honnête, ça a déjà commencé. Mais c'est pas très grave. Tant que je ne m'ennuie pas, rien ne sera jamais vraiment grave.

samedi 23 août 2014

Saint-Paul de Vence

Salut tout le monde !

Hier, je suis partie à Saint-Paul de Vence, un petit village situé entre Cannes et Nice. Je ne connaissais que de nom et je m'attendais clairement à un vieux truc un peu ennuyeux et perché au milieu de nulle part. Alors oui, Saint-Paul c'est vieux, perché et un peu perdu mais c'est surtout très beau, le genre de beau qui te met tellement de bonne humeur que tu te mets à admirer le moindre caillou en t'exclamant "oh qu'il est mignon le petit caillou !". 

Les habitations sont couvertes de fleurs, les papys jouent à la pétanque, des chats sauvages se promènent dans les ruelles, boutiques de nourriture artisanale côtoient galeries et oeuvres d'art. J'ai donc fait la touriste (comme en témoignent mes photos sur Instagram), Converses aux pieds, en mitraillant toutes les jolies choses vues lors de cette promenade à Saint-Paul de Vence. 

Bisous ! ♡